Toutes trois écrites pendant le fracas des guerres napoléoniennes, vers 1808, les trois œuvres de ce programme sont toujours restées parmi les plus populaires du compositeur.

 Dernière pièce concertante de Beethoven (sa surdité l’empêchant de jouer en public), le manuscrit du 5ème concerto, surnommé l’Empereur, est parsemé de notes de Beethoven comme « Auf die Schlacht Jubelgesang ! » (Chant de triomphe pour le combat), « Angriff ! » (Attaque), « Sieg ! » (Victoire). On raconte que Beethoven était parfois pris de fièvre martiale et s’exprimait par des accès de rage contre Napoléon et les Français !

La 5ème symphonie, dite « du destin », dans la même lignée héroïque que la 3ème, est fortement influencée par la musique révolutionnaire française. D’une manière plus intime, elle témoigne aussi du drame de la découverte de sa surdité par Beethoven.

Écrite pour le clore le concert pléthorique du 22 décembre 1808 (3 heures de programme avec la 5èmè et 6 éme symphonie !), la Fantaisie pour piano chœur, solistes et orchestre fait entendre une esquisse du thème de l’ode à la joie sur un poème de Kuffner célébrant la puissance de l’art.

Ce concert exceptionnel est entièrement donné par des artistes de la région.

Parmi les 16 messes écrites avant son requiem, la messe du Couronnement en Ut majeur K. 317 et la messe en ut mineur K. 427 occupent une place à part et sont restées les plus populaires.

Mozart écrivit sa messe K.317 à l’age de 23 ans, sur une commande de l’archevêque Colloredo de Salzbourg, dans une période difficile. En 1779 il dut rentrer de Paris, après la mort de sa mère et en proie à de sérieux ennuis financiers. Pourtant partout éclatent dans cette partition la joie, la maîtrise et la grâce, et c’est cette œuvre que Salieri choisira de diriger en la présence de Mozart en 1791 pour le couronnement de Léopold II.

Au contraire, la messe K.427 fut écrite dans une période particulièrement heureuse de Mozart, celle de son mariage avec sa femme Constance.  Composée à Vienne en 1782 dans la période de son installation en temps que compositeur indépendant, son origine serait une promesse personnelle faite pour la guérison d’une maladie de Constance. Cette déclaration d’amour démesurée sera créée à Salzbourg en présence de son père et de sa sœur, avec Constance en soliste, en 1883. Malgré ces circonstances lumineuses, Mozart nous surprend par la profondeur et la solennité de son écriture, annonçant déjà celle du  Requiem. À Vienne son écriture se transforme sous l’impulsion de la découverte de la musique de J.S. Bach et de Haendel.

Mozart ou le génie toujours insaisissable et multiple…

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